Jeudi 16 novembre 2017 à 22:55

Une mauvaise nouvelle appelant un mauvais souvenir; et un décès en rapellant un autre, je me surprend a trinquer à ta santé mamie, devant mes pâtes au gruyère. Que je sais pertinemment que je n'arrivais pas à manger.
J'ai allumé une bougie aussi, pour lui, et je sais déjà que je n'arriverais pas a l'éteindre à la fin de ce post. Comme un doudou, comme un truc rassurant, comme une présence futile qui me raccroche encore un peu a son souvenir. Pour matérialiser tout ça. Pour me raccrocher a un truc. Bêtement. C'est con les doudous. Presque aussi con que les souvenirs. Tu sais, le jour où à posé le nom qu'on redoutait tous sur ta putain de maladie. C'était Novembre. C'était la semaine où ils venaient de mettre les décos de noel en rayon à la jardinerie. Et je sais pas trop pourquoi ce jour là, je suis allée là bas, et j'ai acheté le plus joli père noël du rayon. On avait dit à l'époque que tu ne serais peut être pas là pour Noël. C'était triste, Noël 2014. C'était triste aussi parce que putain, j'avais pas hâte du tout d'y être. J'avais pas du tout envie que le temps passe. J'avai mon diplôme à préparer aussi. Pour début décembre. Et j'avais trop de trucs nuls a gérer à côté, à penser,  ou plutôt à oublier, cet hiver là. Alors voilà, j'ai acheté un père noël. Et après, je l'ai pas laché jusqu'à ce que tu partes. Au final on a fêté Noël avec toi. Et je l'ai gardé tout le mois de Janvier contre moi.
Aujourd'hui il surveille tranquillement ma cuisine. Toi t'es partie.
Et moi je brule une bougie pour un condamné. En pleurant sur mon téléphone. Avec des blagues carambar de l'autre côté du combiné.

Mercredi 13 septembre 2017 à 16:34

Parfois je me sens tellement depassee par la situation que j'ai juste envie de rentrer me coucher. De me foutre sous la couette, de plus jamais sortir, de plus jamais avoir a gerer autre chose que moi meme, de ne plus jamais entrer en contact avec le monde. Parfois j'ai l'impression de recevoir trop d'infos, de solicitations, de demandes et je tombe de fatigue au milieu de la journee comme ca, pour rien. Et ca me depasse d'autant plus, de ne pas saisir pourquoi je suis crevee comme ca, pourquoi parfois tout est un effort, pourquoi la vie est plus complique qu'elle ne le devrait de temps en temps. Parfois, dans ces moments la, je commence a paniquer en me disant que ca n'ira jamais mieux. Que le fantome de la depression me reguette tranquillement, qu'il attend que je lache du mou pour me fondre dessus, alors meme si je suis KO je continue, parce que j'ai peur de lacher prise, parce qu'a part ca, j'ai pas d'explications au fait que je sois au bout du rouleau sans raison ... Et a ce moment la, y'a toujours quelqu'un pour me rapeller qu'en fait si. Y'a une raison. Et qu'en fait y'a une autre explication que la depression chronique, dramatique et ineluctable. Et a cet instant la, ou une ame bienveillante me demande de regarder en arriere, pour faire le bilan. Ca donne ca. Il y a presque un an jour pour jour je me suis fait pieter le coeur, l'espoir, la confiance, l'innocence, les projets et les convictions en une journee. D'un seul coup. Par la personne que j'aimais a ce moment la le plus au monde, a qui je faisais confiance, a qui j'avais tout confier. Qui connaissais mes doutes, mes peurs, mes cicatrices, mes parcours. Parce que je pensais vraiment que c'etait bon, que c'etait lui, et que le fiat de m'ouvrir a ce point, ca me liait a lui de cette facon un peu indescriptible qu'on essaye de comprendre quand on est amoureux. Je pensais inconsciement que tout lui dire, c'etait notre pacte pour rester ensemble a vie, aussi debile que cela puisse paraitre je m'en rend compte aujourd'hui. Et puis il est parti. Salement. Plutot meme tres salement. Il a trainer dans la boue le souvenir de 3 annees en enchainant les bourdes et les manques de respect. Il y a un an presque jour pour jour. Y'a tout ce qui faisait de moi, moi qui est tombe. Enfin, tout ce que je pensais qui me definissait. J'ai mis du temps, a comprendre l'etendu de ce qui avait ete brise ce jour la. C'etait pas juste un chagrin d'amour. C'etait un chagrin de vie. C'etait plus grand que lui, c'etait un peu ce qui fait de moi, moi, aujourd'hui. C'est pas juste que j'ai du apprendre sans lui. C'est que j'ai du apprendre a vivre avec moi, a un moment ou j'avais oublier qui j'etais. Parce que c'est un peu la joie des relations toxiques, que d'oublier qui nous sommes, pour ne jamais en sortir. C'est lui qui est parti finalement, et un an apres, je pense que c'est le meilleur truc qui ne me sois jamais arrive. C'est pas simple de faire le bilan d'un an de vie quand il a ete aussi rempli que celui que j'ai vecu. En vrai j'ai rien fait, je suis toujours dans le meme appart, dans le meme boulot, avec a peut pres les meme amis. Avec un nouveau soutient dans ma vie surtout, qui me montre doucement l'amour d'une autre facon. Avec tout ce que ca a de genial et de flippant. Mais en vrai en un an, il s'est passe tellement beaucoup plus que ca. J'ai mis a peine plus d'un mois, a arreter de l'aimer. Quelques semaines a me rendre compte de tout ce qui n'allait pas. Et a ce moment la toujours, je ne me rendais pas compte de tout ce qui avait ete foutu en l'air ce jour la... Foutu en l'air ou renover, je ne sais pas trop. Je crois que j'aurai pu faire semblant a ce moment la. Rester dans mes vieux systemes, cotoyer mes vieux demons, ne pas sortir d'avantage de ma zone de confort et recommencer, bancale et sure de moi. J'aurai pu, mais en fait j'ai pas eu le choix. Y'avait tellement plus rien qui tenait droit, et ca faisait tellement maltout ca, que je pouvais meme plus, mettre de la peinture sur le papier peint et continuer. Je pouvais meme plus pretendre que je n'avais pas changer, que ca allait, que je gerait. Et pourtant, j'ai gerer. J'ai jamais ete toute seule, et pourtant j'ai ete ma meilleure pote pendant 1 an. Parce que malgre moi j'ai ete tellement ego-centree que j'arrivais pas a voir les autres autant que je le voulais, autant que d'habitude, autant qu'avant. Parce que les histoires de vies de n'importe qui trouvait un echo dans la mienne. Et venait resonner bizarement dans l'immensite de doutes que j'etais devenue. C'est dur d'oublier qui l'on est. et c'est encore plus dur a expliquer parce que ca semble irrel. Et pourtant. J'ai passe des mois a douter de tout et de moi. A me demander si vraiment je voulais chaque action que j'etais en train de faire. A me demander si vraiment, je voulais envoyer ce message, pleurer pour cette raison, ou pour une rautre au fond que je ma cache a moi meme? Est ce que vraiment c'est lui qui m'enerve? ou bien c'est bien? ou bein c'ets ma vieille reaction a de vieux systemes qui n'ont plus lieu d'etre aujourd'hui, comme des souvenirs jaunis du temps qui passe... Est ce que vraiment, ces gens acquis sont acquis? Et sont-ils aussi important que je le pretend, le voudrai, le permet? Est ce que vraiment, je veux me confier sur ca? ou pas? Est ce que je veux? Et si je ne veux pas, est ce que je me protege? Ou est ce que je me defini, juste... Voila en gros c'etait ca, pendant des mois, des mois ou en plus de ca, en plus de moi, j'ai du construire un nous a deux. Avec un mec merveilleux aussi peter que moi. Ca nous est un peu tomber dessus comme ca, quand je lui ai dit que j'etais pas prete mais que j'avais envie d'etre avec lui, il a dit ok. Et je crois que ni lui ni moi on n'avait conscience a quel point j'allais ramer a ce moment la. Je dis toujours a chaque rupture que le prochain ramera, mais en vrai la personne qui rame le plus, c'est moi. Apres j'ai arreter, un peu grace a lui, beaucoup grace a moi, de tout questionner comme ca. Parce que ca faisait deja presque 6 mois que j'etais en train de (re)devenir moi. Et que fallait que j'apprenne a m'affirmer, a me definir et a me comprendre. Alors j'ai affirmer des trucs. Non sans me les etre expliquer 10 fois de suite avant, et me les etre fait confirmer par a peu pret le monde entier. Non parce qu'en fait, il s'est passe ca, et moi du coup j'ai ressenti ca... tu valides ou pas? Oui j'en etais la. Vraiment. J'etais petee. A ce point la. J'ai appris a vivre avec mon hypersensibilite, aussi, parce qu'a force d'etre paumee, la tentation de tout rationaliser etait plutot pas mal assez grande. Mais moi je suis pas faite comme ca, la rationalisation, je ne peux pas. Alors j'ai appris a danser, malgre ca, et avec ca aujourd'hui, mais ca n'a pas ete la partie la plus fun de l'annee. loin de la. D'ailleurs en fait y'a pas grand chose qui ai ete fun, quand on parle de remise de en question et de developpement personnel. Je crois que sans dramatiser, ca serai cool que j;admette que quand meme, j'ai morfler. Mais ca vallait le coup quand meme, voila. Ca vallait le coup, de douter de tout, de chercher des reponses partout, chez tout le monde et dans toutes les situations. Je me suis identifiee, comparee, interrogee, beaucoup plus pendant ces 5 mois la que pendant une vie entiere je crois. Je crois que c'est aussi la que j'ai vu la montagne. Celle qui avait ete deplacee en Septembre dernier. Celle qui j'avais pas vu, sur le coup. Et j'ai flipper. Parce que je me suis bien dit que j'y arriverai jamais, que perosnne aurai la force de faire ca, surtout pas moi. Que j'etais trop en vrac que j;avais trop de truc a gerer, que je savais meme pas me lever le matin un jour sur deux et que BAM comme ca d'un coup il fallait que je regagne confiance en moi... et dans les autres... C'est une connerie la confiance en soi, je veux dire, pas douter de ses capacites, non le niveau au dessus, douter de soi, en tant qu'etre humain entier. Se demander si nos sentiments sont les bons, si nos decisions sont les notres, se demander si ce qu'on a envie de partager vaux le coup, ou non, si on a besoin de le sortir ou plutot besoin d'etre entendu juste... Si on aime, ou si on a envie d'etre aime. Et si l'amour c'est ce qu'on a toujours cru, ou si c'est mieux encore, ou juste different. En fait c'est quoi? Est ce qu'on a jamais aime vraiment? Oui... Oui mais mal, et aimer bien, ca se fait comment? Et bien, ca veut dire quoi au juste vraiment? C'est une connerie parce que y'a pas de reponse a des questions comme ca, tant qu'on n'a pas oser se les poser a sois meme. Mais pour ca, ben faut se faire confiance, a nous meme, en nos reponses a nous. Alors qu'on ne se crois pas. Du tout. Parce que je me suis deja planter magistralement une fois. Parce que j'ai cru au prince charmant alors que c'etait un illusioniste. Comment est ce que je peux encore, me faire confiance a moi... Apres tout ca. Alors voila c'est une connerie. Parce que ca demande un putain de courage au moment ou on en a plus. Le courage quand on est victorieux ca va, quand on sort d'une victoire, on est courageux on est confiant on va plus. Quand on vient de se faire laminer la gueule a coup de bulldozer. Etre courageux... c'est du delire total. Et pourtant la vie est ainsi est ainsi faite qu'en fait quand on n'a pas le choix, on y va. J'ai pas choisis de tomber amoureuse de toi. Et si j'avais eu le choix, je l'aurai pas fait. Mais l'amour au fond, c'est toujours le truc qui m'a porte et qui m'a defini et j'aurai laisser rien ni personne m'enlever ca. Alors oui cette annee, c'est le seul truc qui m'a porter. L'amour. Paradoxalement. L'amour de mes potes et mon amour pour eux. Et puis mon amour pour toi. Et ce moment debile ou te dis : Je suis petee et je vais etre vulnerable, meme si je risque de manger le bitume, parce que si je ne le suis pas maintenant, alors je risque de le regretter toute ma vie. Maybe. Et ce moment ou ton corps et ta tete reuni te demande de foutre le camp. Ou tu perds 5 kilos en 4 mois. Ou t'arrives plus a dormir ni a te detendre ni a rien. Et ou tu continues quand meme parce que ton coeur te dis que c'est le bon chemin. C'est ca la vulnerabilite en vrai, et la force, et l'amour. C'est pas toujours simple et rose et brillant. C'est pas toujours evident. Parfois j'ai eu l'impression de devenir skyzophrene, souvent j'ai eu l'impression de me planter, de me voiler la face, de m'illusioner. Et je sais aujourd'hui que non. Parce que si c'etait pas de l'amour, ce que je ressens pour toi, je ne me serai pas infligee ca, jamais, ni pour toi ni pour personne. Je me suis infligee ce tourbillon de vulnerabilite et de peur. Je me suis forcee le courage au moment ou j'en etais le moins capable. Pour moi avant tout. Parce que je savais, profondement, que tu valais, et que tu vaux le coup. Et donc aujourd'hui j'en suis la. J'ai reussi a arreter de me remettre en question quand ce n'etais pas necessaire. Et j'apprend a me faire confiance moi. A ne pas rationaliser mes emotions et a croire en ce que je ressens sur l'instant, vraiment. Ca m'a aider tout ca, parce qu'aujourd'hui je comprend mes emotions mieux que jamais, parce que je sais pourquoi je veux ce que je veux. Parce que je sais ce que je vaux aussi, a travers les tempetes et les douleurs, je sais sur qui je peux compter et je sais que je peux me relever. Ca m'a aider, parce qu'aujourd'hui je sais, que la vrai force c'est le courage d'etre vulnerable. Et m'en veux pas mon amour si j'y arrive pas encore tout a fait avec toi. Si je m'ouvre par a coup, si je ne m'exprime qu'a demi- mots, si je ne suis pas encore assez forte pour m'ouvrir autant que je le voudrai, autant qu'on le merite, autant que je l'ai fait. Ca va venir, mais la je peux pas. Parce que je suis crevee d'etre forte et de me battre et que j'ai besoin de vacances avec ce combat la et que je l'ai merite. Aujourd'hui ca va. J'arrive a me lever le matin, j'arrive a te faire confiance quand t'es pas la, j'arrive a te dire les choses importantes, maladroitement mais toujours. J'arrive a etre fiere de moi parfois quand je me croise dans le miroir. Alors je sais que j'arriverai a faire tout le reste. A franchir toutes les etapes que j'aurai besoin de franchir, meme celles que j'aurai pas envie d'affronter, quand j'aurai pas le choix. Voila, c'est un peu ca reprendre confiance en soi. C'est savoir qu'on va continuer de galerer mais qu'on peut endurer quand meme, et qu'on endurera. Mais avant ca je vais dormir un eternite ou deux, et on verra apres le programme que la vie a ecrit pour moi pour me faire avancer.

Jeudi 30 mars 2017 à 22:04

https://scontent.cdninstagram.com/t51.2885-15/s640x640/e35/17438610_221260191685451_5419853951338020864_n.jpg Parfois je crois encore qu'il y a un truc qui déconne chez moi. Un truc pété, rouillé, mal fixé. Un truc manquant qui m'empêche de relativiser correctement. Un truc qui fait que je panique souvent, toute seule, pour peu de chose. Parfois, je crois toujours que je suis un tel bordel que j'arriverai jamais a recoller tous mes morceaux. Parfois, je me persuade, une fois de plus, que ça n'ira jamais parce que je suis trop nulle pour le bonheur. Que mon cerveau est tellement détraqué que je ferai toujours en sorte qu'un truc ne tourne pas rond. Parfois, j'ai encore l'impression d'en faire des tonnes, et que je devrais m'excuser d'être moi. Mais de moins en moins. De moins en moins souvent tout ça. Parce que j'apprend à m'aimer, à la lueur de tes yeux, et que malgré tout l'amour que j'ai reçu avant, ça ne m'a jamais fait vraiment cet effet la.

Tu sais on en dit un tas de conneries sur l'amour, surtout moi. Quand je tombe amoureuse je le fais entierement. Je me noie dedans à m'oublier parfois, toujours. Je cries sur tous les toits que c'est nouveau, que j'ai jamais ressenti ça, que c'est beau et que ça durera toujours, au minimum toujours, parce que quand on aime comme j'aime, il n'y a pas d'exces. Dans ma vie a moi, tout est un exces de sentiments. Ce que vous appelez la raison, je n'en ai pas a ce niveau la. Bien sur je suis raisonnable. Mais mes sentiments, jamais. C'est de l'hypersensibilité, c'est rien, c'est juste moi, je suis juste comme ça. Je sais faire la différence souvent, entre ce que je ressens et le reste du monde. Mais c'est pour ça que je ne suis pas toujours mon coeur. Quand je dois prendre une decision. Parce que je sais que je ne dois pas toujours lui faire confiance. Parce qu'il passe du rire aux larmes plus rapidement que ce que j'aimerai. Plus rapidement que ce que vous ressentez. Vous les gens normaux, a qui il ne manque pas de pieces, chez qui tout tourne comme ça devrait tourner.

Je sais que je suis aussi normale que vous au final, mais ça, c'est nouveau. Et je sais que la façon dont je fonctionne n'est pas pire qu'une autre. Elle est différente. Elle est handicapante, souvent, et elle est formidable, souvent aussi. Tu sais, c'est magique de pouvoir aimer comme j'aime. Sincèrement, entièrement, intensément, aveuglément. Et je le pense, toujours, quand j'aime. Et je balance des tas de mots qui t'agacent parce que tu ne les crois plus. Des trucs qu'on t'as trop dit, trop fait, trop promis. Moi même, je doute de mes émotions sur des tas de sujets la plupart du temps, donc je ne vais pas te reprocher d'en douter aussi. Mais tu as tord.

Les mots ne servent à rien, dans ton monde à toi, alors je ne vais pas m'efforcer de te décrire ce que je ressens pour toi. Mais il faut quand même que tu saches, que malgré tout, je pense de moins en moins qu'il y a un truc qui déconne chez moi. Je ne crois plus que je suis cassée, rouillée, mal fixée. Je commence même à croire, parfois, que tout ira bien, que je mérite un bout de bonheur aussi, et que j'ai le droit d'en profiter juste, pour rien. Il faut que tu saches que ça fait un moment maintenant que j'ai pas l'impression d'être une détraquée. Et que, même si parfois encore j'ai envie de m'excuser d'être moi, ça dure moins longtemps. Ca fait moins mal en ce moment, d'assumer de penser comme je pense, d'exister comme je suis. C'est pas un truc que je dis pour faire joli. J'oserai pas jouer avec ça. C'est un constat de ces derniers matins en rentrant de chez toi. Depuis quelques mois, j'ai moins mal d'être moi. Et j'ai presque confiance en moi. Ca m'est jamais arrivé avant, d'avoir l'impression de me trouver grâce a quelqu'un, au lieu de me perdre avec lui. C'est comme apprendre a nager au lieu de se noyer de s'être trop accroché à une bouée. Je crois que tu t'en rends à peine compte Et ça ne veut peut être pas dire grand chose pour toi. Mais je voulais que tu saches qu'il se passe ce truc magique en ce moment à l'interieur de moi. Et que si j'arrête de m'auto saboter en ce moment. C'est en parti grâce à toi. 

Samedi 5 novembre 2016 à 20:26

 J'aime bien tes messages et tes appels, parce qu'ils transpirent tellement d'amour non dit que ça remplit mon coeur, ma tête, et tout l'appartement d'amour et d'ondes positives. Et ça fait du bien. J'aime bien tes déclarations d'amour bizarre qui ressemblent à :  "coupe lui la barbe" et "de toute façon y'a plus que la bretagne qui voudra bien de lui". Et je sais qu'a chaque fois que tu ris du malheur de ceux qui me blessent c'est pas par méchanceté mais par compassion. ça fait du bien de t'avoir tu sais? Au téléphone, au bout du clavier, et dans ma vie. De savoir que t'es toujours sincère, quand tu me dis que je suis trop conne, ou que je mérite mieux que ça. Alors c'est vrai qu'on ne l'a pas choisit, ni toi ni moi, de faire parti de la vie de l'autre. Que c'est le hasard, que c'est comme ça, et que peut être même on est devenus l'un et l'autre, parce qu'on s'avait déjà, tous les deux, depuis un moment. 

Tu sais, j'ai aucune idée de ce à a quoi une fraterie "traditionnelle" est sensé ressembler. Mais je sais qu'on n'avait pas vraiment de modèle prédéfini quand j'ai débarquer dans ta vie avec 15 ans de retard. Et je trouve qu'on s'en sort pas mal. Même si tu connais plus ma vie que moi je ne connais la tienne. Et quand je dis ma vie, je veux dire mon ressenti de la vie. J'ai l'impression que je t'ai toujours dis les trucs importants qui se passaient dans ma tête. Parce que j'ai toujours besoin de parler, pour comprendre ce que je pense j'ai besoin de l'exprimer. Et les trucs importants, ou douloureux, ou déguelasses qui sont passés par ma vie, les trucs qui m'ont changée. La première personne avec qui j'ai toujours voulu en parler, c'était toi. Je sais pas trop pourquoi. Mais voila, t'es important en discrétion. Et j'aime tes messages d'amour discrets déguisés en Jeux vidéos et en chansons de Reggiani ou d'Aznavour. 

J'ai laissé tomber le trop plein de pudeur le jour ou on a perdu Papi je crois. J'ai trop regretté de pas avoir tout dit en pensant que j'avais tout le temps. Pour garder des trucs pour moi maintenant. C'est juste de l'égoïsme. C'est juste pour moi me sentir bien. Mais ça déclenché ça, que même si je le voulais de toutes mes forces, par fierté, par orgueil ou par honte. Je peux pas ne pas dire aux gens ce que je pense d'eux quand je le pense. Je peux pas encaisser en silence, ni aimer dans l'ombre. Je fais du bruit depuis Papi. Je sais pas si il y a eu une vraie différence de l'extérieur... Mais de dans ma tête, je te jure ça a tout changé. Sauf avec la famille. Parce que parfois j'ai peur des conséquences, et que j'ai peur de pas etre juste toujours aussi. Je vous dis que je vous aime, mais je ne m'étale pas tu vois.

Et pourtant quand je vois tes actions d'amour en pointillé. Quand tu m'apelles en ce moment juste pour me dire "Je pense à toi". Je me dis que y'a des tas de trucs, que moi aussi j'ai envie de te dire... Même en bordel, même décousu, même uniquement représentatif d'un instant T là tout de suite... Alors qu'il vient de reprendre toutes ses affaires en me laissant la XboX et que le premier truc que je me suis dis c'est qu'il fallait que je te le dise. Tu sais, je n'ai aucune idée de l'image que tu as de toi, mais celle que moi je vois, elle est géniale. Je sais pas si tu rend compte à quel point tu laisses ton empreinte dans ma vie. Parce que je suis amoureuse des mots, et que les tiens sont magiques. Je vais finir par me faire tatouer sur le bras la carte de mes 18 ans "Fais de ta vie le plus beau des romans". A chaque fois que j'ai mal, je me souviens de toi m'envoyer "Le matin ou ça ne sera plus la première chose à laquelle tu penses en te levant, alors tu auras gagné". Et a chaque fois qu'un connard me détruit ma confiance en moi, je me souviens que tu disais que j'étais un diamant brut. Que parfois je ressemblait juste a un caillou, mais qu'un jour j'allais tellement briller qu'ils allaient tous être éblouis. Ou fermer leur gueule. Je suis plus sûre de ce que t'as dis mais t'as l'idée. Et ça m'aide à avancer à chaque fois. Ces moments rares mais géniaux qu'on a eu tous les deux. Qui arrivent à chaque fois entre 1 et 5 heures du mat. Ils valent tout pour moi. Je suis pas certaine que ce soit courant, que la plupart de mes souvenirs entre frangins se déroulent en pleine nuit. Au moment ou le temps s'arrete, où l'on prend vraiment le temps d'écouter les silences, d'écouter la musique. De s'inventer des rituels et de partager des habitudes. L'ironie dans tous ça, c'est que ces moments magique qui adoucisse la vie, ils débarque toujours quand je me mange une porte dans le nez et que je ne sais plus respirer... Et ça embelli les souvenirs des pires moments de ma vie. Par exemple je ne peut pas dissocier l'enterrement de papi, avec celui ou je m'éffrondre sur toi dans la salle de bain. Tout comme ma première peine de coeur aura toujours le gout de "Quais des brumes" et de "Lawrence D'arabie" que tu m'a offert au Noel suivant. Tu trouves toujours des cadeaux de Noel extra quand ma vie par en free style. Parce que ça aussi c'est ta façon de me dire que tu m'aimes je crois. C'est ta pudeur, les chansons, les films, les cadeaux. Ce sont tes mots chantés et joués par d'autres. Et j'aime bien, déceler les messages cachés de tes attentions dans ces moments la.

Voila, ma pudeur à moi c'est l'écrit. Je me cache un peu derrière les accumulations de virgule et de métaphore. Mais quand même je voulais que tu saches frangin, je t'aime à la folie, et je suis fière de t'avoir dans ma vie.
 

Mercredi 26 octobre 2016 à 21:50

 C'est pas vraiment simple de poser des mots sur ça. Et pourtant, je crois que j'en ai besoin, pour y voir plus clair un peu. On en parlait hier, et c'est toujours assez dingue de voir à quelle point on se ressemble toutes les deux. Et je me suis sentie moins seule. A avoir besoin d'écrire pour pouvoir penser. a devoir faire défiler les touches sous mes doigts pour donner à mes idées l'élan de se lancer. C'est pas comme si je contrôlais tout à fait le processus... Mais je m'y suis habituée avec le temps je crois. Ou plutôt, ça m'a toujours sembler tellement normal, que je n'ai toujours pas compris comment certaines personnes peuvent faire autrement pour réfléchir, que de sortir leurs idées quelque part pour les empêcher de tourner à l'infini, et de pourrir doucement dans leur cerveau.

Je pensais que ça ressemblerai un peu a une tragédie grecque. Mais en fait pas du tout. Je pensais qu'il y aurai quelque part quelque chose de romantique, de fort et de joli dans la fin d'une histoire comme la notre. Et en fait, pas du tout. En fait il y a surtout une drôle de routine qui vient remplacer la précédente. Pas de cris, pas de larmes, pas de haine. Pas de pause avec la vie non plus. Juste le déroulé normal de journées ordinaires. Un peu plus vides, un peu plus tristes, un peu plus littéraires aussi. La vie, c'est pas une tragédie, pas même un film, à peine un roman. Parce que tous les trucs beaux, et moches, qui se passent dans la vie. Ils se passent avant tout dans nos têtes. Concrètement, factuellement, il se passe la même chose que d'habitude. Hormis que je suis toute seule là où avant on était deux.  Et ça me perturbe un peu je crois. Que le tumulte de mes sentiments n'ai pas d'échos dans mon quotidien. Ou alors, c'est de l'anesthésie. Comme si j'avais gelé toute mes journées pour ne pas trop faire de mal a cette partie endolorie de ma vie. J'ai moins froid. J'ai pas vraiment chaud non plus. Je suis juste entre deux étapes de ma vie. En flottement entre deux mondes. Et j'attends de voir ce qui va me tomber dessus. Ou pas

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